Le temps presse parait t'il, le temps presse pour rever, cela on ne peut l'attendre, on s'impatiente, on rue, s'exaspere et s'indigne, non mais enfin, c'est pas posssible, je veux rever, tout de suite !!! Je ne sais pas si c'est ce que je fais, te faire rever, enfin je l'espere, vous faire rever, juste quelques mots dans la tete, on ferme les yeux, et un flot qui vous emporte, loin, loin...C'est donc les yeux fermes et la plume a la main, clavier en fait,j'essayais d'y mettre du charme, les yeux fermes donc et une douce musique dans les oreilles, que j'entame cet article..Pour l'instant, je suis un peu perdu, un peu paumé, nourisson qui cligne des paupieres, pleure , se degourdit les membres et decouvre la vie de ses grands yeux etonnés... Nourisson, et clochard au fond d'une ruelle aussi, de ces ruelles sordides qui ne laissent rien esperer, qui ne laissent rien presager de bon, rien presager du tout, d'ailleurs.. celui ci est perdu aussi; perdu dans des nuages de fumee et des canettes de bierre, perdu dans ces seringues qui l'entourent..il titube, il essaye de se relever, pourtant,.. il essaye de marcher, il marche a 4 pattes lui.. Dans la vie on se leve dabord , on marche puis on retombe....C'est ainsi..
Quant a moi, moi , ma,penseé se precise, j'en vois les contours. Devant mes yeux clos naissent des images, de belles images. SOuvent les memes, mais qu'importe, tant quelles m'emportent toujours aussi loin,tant qu'elles me font toujours autant rever, oh celles la , crois bien qu'elles m'emporteront toujours.. Je m'enfonce maintenant dans un nuage de vapeur, vapeur ou givre, vapeur, ou blizzard, ou vent polaire.. Souffle chaud sur une vitre glaciale, tasse de the fumant qui m'etreint doucement et m'enveloppe l'ame d'une douce buée, et me plonge dans mes pensées et mes reves, dans mon interiorité.... Tempete au dehors et douce chaleur au dedans, amis blottis au coin d'un feu de cheminee puis chaleur d'un souffle, souffle du vent dans les cimes et dans la nuque, souffle sur les levres, chaleur d'une presence...regard dans regard, emotions partagees, quoi de plus beau, de plus beau pour partir, quoi de plus beau pour commencer un reve et s'y laisser emporter, commencer un reve a deux, oui, un long reve, de ceux qui durent toute une vie.... .Glacial d'un regard ensuite, bain glacial de la vie aussi, vivants, etres vivants, manifestons donc ce qui fait de nous des etres , ne nous privons pas, crions, chuchotons, ecoutons donc le bruit des vagues et plongeons ensuite dans l'infini, et fermons nos oreilles a ces ignorants qui ramenent la vie a ces structures, creons maintenant notre propre monde, d'une ondée suave et languissante, d'une ondée imperieuse, qui emporte tout, d'une onde puisssante et irressistible, comme une necessité. Faite de couleurs et de lumiere, et de millions de papillons, de poussiere argentée, et de reves d'enfants et de certitutes et de beaute aussi, de tendresse et de contact humain, de chaleur et de prieres, de compassion et damour.... Des courbes et des creux, des courbes et des couleurs, et des vagues, un torrent de montagne , une tempete en mer, qui secoue ce bateau comme une paille, le plie, puis qui l'avale, mais non, il reparait....Laissons donc cette ondee recouvrir le monde, laissons la effacer tout ce qui le rend si laid, tout ce qui le gache et le detruit,et l'abime, laissons la faire tout le bien que nous aimerions faire a sa place , et regler tout ce qui ne va pas , elle a tellement de travail , tellement... D'une meme voix soutenons la dailleurs, renforcons la ensemble, donnons lui un brin de magie meme,des paroles chuchotees, comme un secret qui n'en est pas un, des incantations et des formules plutot, des implorations et des ordres , et des paroles imperieuses, et des chants... Laissons ainsi une place au mysterieux et au magique, elle n'en sera que plus incomprehensible.. Une fois celle ci bien solide, bien reelle, envolons nous avec elle, accrochons donc dans notre dos ces ailes de papillons, ces ailes d'ange, qui nous promettent de si beaux voyages : ceux de la pensee, il n'y a qu'a imaginer, il n'y a qu'a rever...
En ouvrant les yeux, en revenant de ce beau voyage, on pourrait aisement se laisser aller au desepoir, se laisser saisir par un fatalisme sans fin et sans fond,tant la realite peu nous sembler dure et lointaine de ces douces visions, de ces doux mirages... On pourrait aussi philosopher des heures durant , a des mondes lointains et reves, a des mondes parfaits et grandioses, et magiques, a des mondes merveilleux mais utopiques...Mais moi j'ai choisi de jouer le realisme, et chaque jour, pas a pas, de toute ma force et ma joie de vivre, de tout mon etre, par petits gestes ou grandes entreprises, de contribuer a eliminer cette morosite ambiante, ou au moins, de rever ensemble...